Thérapeute en relations humaines
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Marianne Théodoloz Thérapeute en relations humaines
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- Ton enfant n’est pas ton objet, me disait Marie. Il n’est pas non plus le prolongement de toi. Il est enfant de Dieu, comme toi, et tu dois le rendre. Tu as été matrice pour lui, puis guide, juste le temps qu’il devienne homme ou femme. Si tu ne le rends pas à lui-même, il étouffe tout comme toi, car qui peut se sentir libre en emprisonnant l’autre !


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Ton enfant n’est pas ton objet… Ces paroles de Marie évoquées précédemment par Anne m’avaient, telle une flèche, atteinte en plein cœur. Soudainement, je prenais conscience que ma vie était entièrement dévouée à mes enfants, pourtant déjà adultes et parents à leur tour. Je ne les avais pas rendus à eux-mêmes. L’évidence était flagrante.


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Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Khalil Gibran


Vos enfants ne sont pas vos enfants… Ne me dites pas que je devrais cesser de dire mon fils… mes filles… ! Pourtant mon mari, souvent, me reprenait, précisant : notre fils, nos filles ! Jouant à celle qui n’entend pas, je savais, au fond de moi qu’il avait raison de m’y rendre attentive. Je ne pouvais, en effet, ignorer que sa relation à ses enfants était moins fusionnelle que la mienne,  tout particulièrement avec notre cadet. Il m’a d’ailleurs aidée à ne pas être, j’ai presque envie de dire, une accro. Peut-on être une mère accro ? Tout cela prenait des tournures délirantes. Comment m’en sortir ? Partir hurler ma douleur dans la forêt pourrait peut-être me soulager… Hurler, oui hurler. Quelle mère n’hurlerait pas son déchirement à la perte de ses enfants ! Tout cela n’était pourtant que délire car mes trois enfants étaient bien vivants, tout comme moi, ici sur cette terre ! Il ne s’agissait nullement de les perdre, mais simplement de reconnaître qu’ils n’étaient pas miens. Et dans mon cœur, y consentir équivalait à les perdre.

Vos enfants ne sont pas vos enfants... La promenade ne m’a pas apaisée. D’ailleurs, je n’ai pas osé extérioriser ma douleur. Ce n’est que plus tard, en m’occupant de mes fleurs dans mon jardin, que tout a basculé. J’ai soudainement réalisé que ces dernières ne m’appartenaient pas. Elles avaient été fécondées par le vent, enfantées par la terre, puis nourries par elle avec la complicité du soleil et de la pluie. Cette prise de conscience me bouleversa. Comme par enchantement mon cœur s’est ouvert, mes entrailles se sont apaisées et j’ai éclaté en sanglots devant ces fleurs que j’aimais tant et qui pourtant n’étaient pas miennes. Ainsi pouvais-je envisager d’aimer mes enfants tout en accueillant le vos enfants ne sont pas vos enfants en toute sérénité. Ce soir-là, je n’ai pas attendu, ni même espéré le téléphone de l’un d’entre eux. Le simple fait de sentir dans tout mon être que je les aimais, et que je les aimerais toujours, suffisait à mon bonheur.










  


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Marianne Théodoloz


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